Quelques extraits du livre de Danièle Guigou:

2. Le feminin de la femme

La semence

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Je crois à la semence, je crois à la graine germant dans le sol fertile, je crois en la graine en attente d’être sollicitée par son environnement, d’être fécondée par la chaleur de la terre et de son humidité et cette vie palpitante tout autour est un appel à l’éveil. La graine sait, à son idée de graine, qu’il est temps, c'est-à-dire qu’il est favorable. Il est temps, tout comme il est temps, après maturation, au papillon d’abandonner sa chrysalide pour nous montrer la splendeur de sa parure.

Le temps est venu, le temps d’un féminin épanoui est venu. Il est urgent qu’il puisse passer de germe à plante qui donne fruits en prenant sa place en face de son alter égo qui a besoin de sa participation pleine et complémentaire.

La vie, au féminin, ne s’écoule jamais pareille à elle-même, elle est fantasque, elle offre des herbes folles, des racines ou des roses ; elle est dans son essence la matrice de propositions, d’opportunités, d’éventualités, de causalités. Que le masculin ne les repousse pas. Il y a dans ces nouvelles propositions, propos à émergence de nouveaux concepts de vie. Il y a une grande richesse à explorer.  Depuis des siècles le pôle masculin a construit et architecturé la société. Les femmes doivent désormais faire émerger un modus vivendi à leurs mesures en exprimant l’originalité de leur force féminine. En effet, de nos jours, pour s’extraire du patriarcat les femmes ont choisi de lutter sur le terrain occupé par les hommes. Cela leur demande distorsion et affabulation et les entraine au-delà de leur nature consensuelle et aimante.  Cela ne peut les rassurer que pour un temps, le temps d’une autonomie dans la négation et la tristesse. Pour pleinement incarner leur féminin les femmes doivent comprendre qu’il est vain de changer leur nature pour s’introduire dans la société patriarcale. Par contre si les femmes induisent et construisent à leur mesure, alors elles pourront exprimer pleinement leur potentiel.

 

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DanieleGuigouForces

 

Ce qui  est à conquérir n’est pas l’égalité c’est tout au contraire la reconnaissance de leurs différences.

La vie demande à ce que tout notre potentiel puisse s’exprimer, à ce que nos talents s’ouvrent au grand jour pour enchanter le monde. Peut-être le demande-t-elle de façon plus marquée à certaines personnes,  mais la demande, l’exigence gronde souterrainement sous le cours impassible ou agité de nos vies. Il y a là comme une formidable aspiration, semblable à l’œil du cyclone tournoyant dans le ciel, à nous dépouiller, en nous-mêmes, de l’adhésion à la croyance  que nous sommes  notre construction psychologique et psychique, à l’idée d’une identité, à l’idée d’un enfermement parce cloisonnés, nommés, identifiés, cernés, limités, clos, réduits, atrophiés.

Il nous faut impérativement accueillir tout le talent des femmes pour faire enfin sauter les murs de cet enfermement sociétal. Cela afin que les femmes puissent faire germer des graines de joie, des graines d’alliance et de paix entre les genres. Réveiller en les femmes le désir d’abolir la suprématie masculine non pas en luttant contre mais en incarnant le féminin majestueux qui les habitent, voilà le nouveau paradigme. 

De grands ou petits mouvements autour de moi, autour de vous, émergent. Il suffit de les favoriser en les accueillant et en les diffusant. Nous avons ce grand et prodigieux outil qu’est internet. Je diffuse en  nombre, de façon exponentielle, par ramification. Par la seule aspiration à un Monde Nouveau, nous engendrons une impulsion, un germe. J’espère et je souhaite que nous soyons dans l’espace nouveau de la germination et de la guérison du monde actuel, ici même en ce moment, en accueillant le féminin de nous-même.

Enfant, nous sommes une graine qui germe, les conditions extérieures vont nous apporter force ou découragement, vitalité ou abattement. Il nous faudra lutter, apprendre à supporter, intellectualiser, peut-être même quitter notre chemin d’âme pour le rejoindre un peu plus tard à maturité.  Il nous faudra œuvrer aux épousailles du féminin et du masculin en nous, ressentir  la blessure d’un féminin qui ne peut donner sa meilleure part dans le monde manifesté actuel.

Pour cela, il nous faudra quitter les chemins que tous empruntent, celui de l’école standardisée, celui de l’imitation des comportements familiaux et sociétaux, celui de l’absence de remise en question. Il nous faudra rejoindre les chemins de traverse. C’est ainsi que je nomme ces itinéraires qui sont taillés à notre mesure, qui ont du sens et nous libèrent de la dualité du féminin/masculin. Le sens nous est donné dans l’alliance des deux pouvoirs et dans l’allègement de nos identités stéréotypées.

La guerre des genres se transforme et aborde la quête d’alliance et d’hommage aux deux parties. Le féminin épouse le masculin, le masculin épouse le féminin afin qu’une germination de sens et d’allégresse trouve accès hors des ornières intellectuelles de nos cerveaux. 

Notre guidance intérieure, le féminin retrouvé, nous permettra d’échapper aux standards pour ouvrir un itinéraire personnel original et expérimental.

Pierre Rabhi nous montre le chemin de l’utopie, c’est ainsi qu’il la dénomme : une démarche qui vient du cœur et féconde l’action au quotidien. Il s’agit non plus d’attendre que le pays, nos élus et nos lois nous apportent ce que nous savons bon et sage. Il s’agit de faire en sorte que nous puissions nous approprier les moyens de réaliser concrètement une action juste et souhaitable à nos yeux. Il s’agit d’agir en adéquation avec nos valeurs, de semer nos convictions dans les sillons sociétaux, en y mettant notre graine de vie, notre semence personnelle.

En effet, ce qui rend l’être humain asservi, c’est son manque de foi en son pouvoir et en la réalisation d’un Monde Nouveau, autre, auquel il peut participer, d’abord mentalement, en adhérant à des idéologies saines et nourricières, puis concrètement. L’être humain du Monde Nouveau propose des idées nouvelles. Il peut aussi conserver tout ce qui lui semble bon transmis par les aïeux.

Cela peut s’apparenter au processus de la grossesse des femmes.  Hommes et femmes nous pouvons porter des projets-germes en nous,  leur donner consistance en les nourrissant dans les profondeurs de notre être puis en les hissant hors de nous pour les partager et leur donner une vie à l’extérieur de nous.

L’idée sous-jacente, c’est de comprendre que tout advient de la pensée, du germe cultivé ; que la récolte peut être lointaine et que certaines graines ne germeront pas. Qu’importe, la vie est généreuse, il faut le croire et le vivre, de façon presque urgente à ce jour. Je pense que l’humain ne connait pas son pouvoir parce qu’il ne peut y avoir accès sans la clé du féminin fécondant. La graine germe dans les profondeurs de la terre nourricière. Les idées graines le sont dans la profondeur du féminin réceptif, que ce féminin soit porté par une femme ou par un homme.

La clé du féminin est  gardée précieusement par un vigile, un gardien qui vieille à ce que nos trésors ne soient pas donnés à des enfants inconscients et destructeurs, insensibles au beau, insensibles aux valeurs du respect de la vie, quelle qu’elle soit, à tous les stades de sa manifestation.

Le féminin éveillé en l’être humain est cette conscience  protectrice, garante du respect du vivant. 

 

Prix du livre: 18€  (+3 € de frais d'envoi)

 

Pour commander ce livre prenez contact avec Danièle Guigou: jecreative@outlook.com