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Coralie Bernard

1900, Paris. Cette année a fait date pour les femmes peintres. Elles ont enfin pu accéder à la prestigieuse Ecole des beaux-arts.  

Avant cette permission, elles pouvaient apprendre la peinture seulement en dehors des institutions officielles. Ce fut le cas pour l’impressionnisme Mary Cassatt. Née en 1844, elle n’a appris que dans des ateliers privés parisiens. Ces restrictions sur les femmes peintres, nous renvoient aux sujets de leurs tableaux.

Elles ont peint des thèmes dits « féminins ». Pour exemple Mary Cassatt a réalisé Femme cousant  ou encore la Toilette de l’enfant. Berthe Morisot a carrément créée l’hymne à la maternité avec son tableau le Berceau. Pas un autre thème que les enfants ou les copines ont été traités. Pourquoi ?

Ce n’était pas par passion pour leur vie de famille, mais parce qu’elles n’avaient pas le droit de peindre des individus dans la rue. Elles ne pouvaient pas prendre leur chevalet pour s’installer dans des bistrots, comme les hommes. Puis, plusieurs principes esthétiques leurs ont été de tout temps interdits. Les thèmes historiques ou l’étude de l’anatomie masculine, ne devaient pas être pour elles.

 

 Mary Cassatt - Autoportrait

thumb MaryCassattAutoportrait

Ce dernier point posait des problèmes pour traiter de la Mythologie... Cependant des femmes téméraires comme Vigée-Lebrun ou encore Artémisa ont réussi cet exploit.

Aujourd’hui, elles sont encore peu représentées dans les Centres d’art. Mais un groupe de femmes se mobilise : les Guerrila Girls ! Elles prônent la présence des femmes artistes dans les galeries et musées.

Elles représentent moins de 35% des œuvres exposées. N’est-ce pas étonnant ?

  

Coralie Bernard
Conférencière et formatrice en Histoire de l'art (adulte - enfant)
 
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