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Le radeau de la méduse

Peintre français du XIXème siècle, Théodore Géricault est né le 26 septembre 1791 à Rouen dans une famille aisée et est mort le 26 janvier 1824 à Paris, à la suite d'une chute de cheval. Incarnation de l’artiste romantique, sa vie courte et tourmentée a donné naissance à de nombreux mythes. 

En 1819, un nouveau Salon s'ouvre au Louvre. Géricault veut réaliser une œuvre immense, spectaculaire. Cherchant son inspiration dans les journaux, il y découvre « l'affaire de la Méduse », catastrophe maritime peu glorieuse que la monarchie restaurée avait tenté d'étouffer. 

Le fait divers que le peintre évoque par sa toile est celui du naufrage d'une frégate le 2 juillet 1816, au large des côtes du Sénégal. Le moment culminant choisi par Géricault dans cette dérive qui dura treize jours, est celui où une partie des naufragés survivants sur un radeau, voient au loin le navire qui vient les sauver, le brickArgus. Géricault peint cet instant dramatique, où les hommes encore valides se lèvent pour faire signe au navire qui point, à peine visible, à l'horizon.

 

Sujet provocateur, il était considéré comme réaliste voire quasiment journalistique, mais en fait, il s'agit d'une œuvre romantique, ce tableau montre en effet la vie, la mort, l'espoir et le désespoir. Cependant c’est une composition classique, les corps sont disposés de façon sculpturale. Le tableau exprime des états d’âmes (sentiments) qui s’opposent au classicisme (la raison). Pour les peintres romantiques le réel rendu de façon plus expressive l’emporte sur le beau idéal.

LE PLUS: C’est Eugène Delacroix qui a posé comme modèle pour le jeune homme au centre, dans le bas, le bras gauche sur une poutre.

 Le tableau de Marina…

Marina a recensé, à travers les pictogrammes routiers, toutes les pensées des naufragés, comme des bulles de BD : envies de soin, de nourriture, de repos, d’appel au secours, de refuge etc. La voile du radeau sert aussi de prétexte au drapeau européen (qui figure aussi sur un panneau routier dans notre réglementation) avec tous les symboles que l’on peut imaginer…La palette des couleurs utilisées dans Le Radeau de la Méduse, très réduite, va du beige au noir, en passant par le brun clair et le brun foncé. Règne une atmosphère générale dramatique de détresse. Marina en travaillant sur des couleurs vives et des aplats donne un caractère plus gai à l’ensemble.

 

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 Marina DH                                                                 Théodore Géricault

Hommage à Théodore                                               Le radeau de la Méduse

(Novembre 2009)                                                       (1815) - Musée du Louvre, Paris.

Acrylique sur toile, 92 x 65 cm                             Huile sur toile, 491 x 716 cm  

            

Coordonnées:

Marina DH
Plasticienne
4 rue du Port
01600 Trévoux France
http://marinadh.com
marina.duhamel@orange.fr